Lycée Saint-Thomas d'Aquin Flers

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banniere Actualité de Saint Thomas d'Aquin de flers

edouard Elias les boat people de lAquarius

 

 

« Le sort des migrants sur l’océan Méditerranée »

« Pendant trois semaines Édouard Élias photographe journaliste, est parti en mer afin de trouver des bateaux qui fuyaient la Lybie ».

L’histoire

« Je n’étais pas sur un bateau de militaires. Je n’étais pas avec la force sociale. J’étais sur l’Aquarius, le bateau d’une ONG ». Pendant, trois semaines il était à la recherche des bateaux qui fuyaient la Libye, afin de recueillir des personnes, entre guillemets les sauver puis, les ramener en Italie.

Noir et Blanc

Édouard Élias a utilisé le noir et blanc sur ces photos de façon à donner à la mer sa place comme principale menace pour les migrants. Le champ de bataille de cet évènement là c’est la mer, et, c’est ce que ses clichés tentent de restituer auprès du grand public.

Il a donc essayé de montrer à quel point cet univers peut être oppressant et à quel point ces gens, qui ne savent même pas nager et qui n’ont presque jamais vu la mer, sont réduits à fuir. Parfois sous les balles parfois, sous la menace. « Peut-être que certains ne voulaient même pas partir. Mais, ils ont dû fuir. Ils n’ont pas eu d’autre choix que de monter sur ces petits canaux », témoigne – t – il.

« Quand on est en contact avec ces personnes-là, on se retrouve face à une situation mais qui est abominable. Ils sont déshydratés. Ils ont peur. Ils ne savent pas nager. Certains ont été battu avant. Des femmes ont été violées. Ils sont perdus », ajoute – t – il.

Le choix de cette couleur à pour but d’essayer de toucher le subconscient des gens

Témoignages

L’exposition boat people nous fait entendre la voix des migrants, une voix poignante

Ils disent : « quand nous sommes montés sur le canot, il faisait nuit. La nuit était très noir. Les passeurs sont restés sur la plage. Ils nous ont dit : « allez tout droit et vous rencontrerez vite les bateaux de secours qui vous amèneront en Italie ». Mais, ce n’est pas facile d’aller tout droit dans la nuit, enen mer il n’y a aucun repère, ni maison, ni arbre. Nous avons cru que nous allions mourir, beaucoup pleuraient, beaucoup priaient ''

***

Il dit : « en Lybie ils haïssent les noirs ».

Il dit : « je n’ai pas dit à ma mère que je partais, je lui ai téléphoné sur la route, elle pleurait ».

Ils disent : « si nous avions su ce qu’était la Lybie, nous ne serions jamais partis de chez nous ».

Il dit : « je veux faire des études ».

 

Edouard Elias par M. Puech

                  

Nanssy AHAMADA. &  Evodie SOGNI. BTS

L’exposition boat people d’Édouard Élias était présentée au Radar à Bayeux du 07/10 au 09/10/2016.

 

 

 

 

 

Cf. Photographies :

  • © Édouard Élias, Les boat-people de l’Aquarius.
  • Portrait d'Edourad Elias par M. Puech

 

 

 

 

 

 

 

 

Affiche boréales 2016 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rencontre avec l'auteure Islandaise Soffia Bjarnadottir

          Nous avons été à la médiathèque de Flers le lundi 21 novembre avec Madame Brion – Jardin pour rencontrer l'auteure Soffia Bjarnadottir qui a écrit le livre J'ai toujours ton cœur avec moi. Cette rencontre était intéressante : son roman raconte la relation entre une mère malade et sa fille. Cette dernière veut s'en éloigner.... comme si elle voulait fuir un destin  qui la rattrape sans cesse. 

Nous avons pu découvrir une nouvelle langue, sa prononciation... Cela été intéressant de découvrir la langue de l'Islande. Soffia a l'air de beaucoup se donner pour ses livres, elle laisse parler son imagination, sa créativité... Dans ce livre elle parle énormément des femmes car d'après ce qu'elle nous a confié : « On parle déjà assez des hommes dans le monde » c'est au tour de la femme de s’exprimer.

          Nous avons été très bien accueillies par le personnel de la bibliothèque. C'était un accueil chaleureux. Il y avait une dame qui lisait des passages du livre puis Soffia nous a expliqué les raisons pour lesquelles elle l'avait                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         écrit. A la fin de cette rencontre nous avons tous été boire et grignoter. Cette visite était pour nous une chance de rencontrer un auteur et pouvoir dialoguer autour de ses œuvres.

Mélanie et Stéphanie, Sde. ASSP

 

Soffia Boréales Flers 2016 40

 

 Photo : Julie, Soffia, Stéphanie, Mélanie

 

Quatre romans en lice, quatre BD... juste pour le plaisir de lire , de découvrir et de partager.
Intéressé?

Alors RDV jeudi 15 décembre à partir de 12h30 , au CDI,

 

voir aussi : http://0610698c.esidoc.fr/record/view/id/1032359

 

Affiche prix des lycéens St Tho 2017 60

Notre visite à la librairie « Le Quartier Libre » à Flers.

 

Nous avons visité avec Madame Brault et Madame Brion-Jardin en classe de seconde ASSP (accompagnement soin et service à la personne) la librairie le Quartier Libre de Monsieur Paitry, le lundi 10 octobre 2016 pour une sortie pédagogique, afin de nous donner ou redonner l'envie de lire et pour nous cultiver. Monsieur Paitry nous a présenté des livres qui pourraient intéresser la classe comme : Amour de jeunesse, One Love de Margot Malmaison ou le livre de Grand corps malade, le chanteur.

            C’est une visite très intéressante et constructive, cela nous à permis de découvrir la librairie

Léa & Azelina.

Visite au quartier libre à Flers  - Première rencontre des élèves de seconde ASSP (Accompagnement soins service à la personne) avec Mr Paitry afin de visiter la librairie par demi-groupe. Une présentation des rayonnages a été effectuée ainsi que des explications concrètes du métier de libraire. Cette fois, les élèves se sont montrés curieux et intéressés. Pour certains, c’est la première fois qu’ils entraient au Quartier libre ou même dans une librairie ! Beaucoup ont découvert ce qui était vendu dans la librairie. La librairie propose toute sortes de livres pour tous les âges, et tous les domaines

Ophélie

Sde ASSP Quartier libre 2 40

 

Alice et Solène interviewent ELyse Ngabire 40A l’occasion du 23 ème Prix Bayeux des correspondants de guerre, nous avons pu rencontrer Mme Elyse Ngabire, journaliste étrangère, venue d'Afrique, depuis peu arrivée en France. Ayant dû fuir son pays elle nous a conté son histoire et son parcours et a accepté de répondre à nos questions :

Quel parcours avez-vous suivi pour être journaliste ?

«J'ai fait la faculté des sciences de la communication, même si au final ça n'a rien à voir avec le journalisme.  J'ai choisi de prendre cette option car dans mon pays il n'y a pas d'école de journalisme et c'est donc dans ce domaine-là que j'avais le plus de chance de le devenir. »

Le métier de journaliste était-il, depuis le début, une vocation pour vous ?

«A la base ce n'était pas une vocation, donc j'avais débuté mes études supérieures dans la médecine mais petit à petit j'ai senti que j'avais ce besoin d'aider le public en mettant à leur disposition de l'information. J'ai donc fait deux ans de médecine puis j'ai tout laissé tomber et je me suis lancée dans la communication parce que je savais très bien qu'après ces études dans la communication j'avais de très grande chance de devenir journaliste. »

Y a-t-il une différence si on est une femme ou un homme ?

« Bien évidemment. Je ne sais pas si c'est le cas en France mais dans les pays africains, notamment au Burundi, la femme détient une place primordiale au sein de la famille. C'est elle qui s'occupe des enfants, du ménage... Mais quand on est femme journaliste c'est très dur car on doit en même temps s'occuper de la maison, de la famille et en plus de ça s'ajoute le travail. Je dois avouer que je partais tous les matins à 7h00 et que je revenais à 22 heure. Vous comprenez comment c'est difficile pour une maman qui doit aider ces enfants pour les devoirs etc. Mais le soir quand je rentrais mes enfants étaient déjà couchés. C'est seulement le week-end que j'avais la chance de les voir. »

Travailler vous seule ou accompagnée ?

« Dans mon journal c'est toute une équipe, donc c'est un travail d'équipe mais il existe des responsables. Moi j'étais donc responsable de la rubrique politique, une rubrique à hauts risques. Donc c'est moi qui décidais si nous pouvions publier ou non certains articles. Et c'est moi qui en ai payé... »

Au nom de quoi agissez- vous ?

« J'agis au nom de la Vérité ! Tout ce que j'ai fait, tous ce que j'ai rédigé c'est pour partager l'information au public. Pour qu'il soit au courant de ce qui se passe au pays. »

Quels inconvénients y a-t-il dans votre métier ? Ou avantages ?

« Avec du recul je vois combien ce métier peut être dangereux et parfois même je me dis que j'étais folle ! Car vous savez j'ai dû partir, fuir le pays, quitter ma famille, tout ça à cause de mon métier...Je suis partie parce que j'étais journaliste. Mais je ne regrette pas car être journaliste c'est prendre des risques pour les autres pour qu'ils soient informés. »

En tant qu’exilé, quel regard a-t-on sur son pays ?

«Ah le Burundi ? J'ai tellement de choses à dire... En tant qu'exilé je me rends compte de la violation des droits humains dans mon pays. C'est un pays de non-droit. Quand j'essaye de comparer le traitement des gens ici en France, je me rends compte que chez moi c'est la jungle. Ça me fait très très mal... »


Est-ce qu'une mission particulière vous a marquée dans votre carrière ?

« Oh oui, même plusieurs. Mais par exemple, une qui me marque particulièrement est celle où j'ai été envoyée en prison avec un collègue. On a donc fait un reportage de là où nous étions incarcérés, depuis notre petit cachot. Quelques jours après notre libération l'article est sorti, et des autorités se sont mobilisés pour améliorer les conditions de vie des personnes incarcérées. Ça m'a marqué. A cette occasion, nous avons été arrêtés, car on nous avez accusé d'être allés interroger un prisonnier politique. Et là on en a profité pour faire le portrait d'autres prisonniers pour lesquels leur dossier n'avait pas été traité depuis des mois. Donc même si c'est un métier à risque il permet à des gens d'être dans leur droit. »

Comment atteint-on l'objectivité dans ce travail ?

« Oh je pense qu'un journaliste sait que le but cherché en partageant l'information est un long processus. Nous informons et les résultats viennent ensuite. Et parfois ces projets-là aboutissent et là on est fière d'avoir servi à quelque chose et d'avoir contribuer  à la diffusion de l'information. C'est un métier qui me passionne. C'est ma fierté.»

Nous conseilleriez-vous cette profession ?

« Alors... Oui et non ! Oui parce qu'il faut prendre le courage dans ce que vous aimez et se battre pour ça, pour informer. Et non car le monde évolue dans la violence, et les journaliste ne sont pas protégés. »

Propos recueillis par Solène Chevalier et Alice Baglin,1ere L

Plus d'infos: Prix Bayeux 2016